PS. Le chœur des vierges effarouchées ! Barrissements d’éléphants outragés. Touche à pas mon DSK. La bête immonde est de retour sous les traits des responsables UMP. Un peu exagéré.
Jacob n’est pas Brasillach, Lellouche n’est pas Rebatet.
Dire que DSK ne connaît rien à la France ce n’est pas du fascisme. C’est juste aussi peu subtil que la gauche qui martèle à longueur de temps que Sarkozy est l’ami des milliardaires et des riches. Là-aussi on pourrait aussi y voir des relents des années 30.
Des dossiers éventuels sur DSK alimentent tous les fantasmes : scandales sexuels, affaires d’argent. Les socialistes montent donc au créneau de façon disproportionnée dès la première salve pour éviter qu’il y’en ait d’autres.
Au-delà de cette polémique de bas niveau, revenons sur ce présupposé de l’élection présidentielle : un candidat doit connaître la France et son terroir. Et de citer François Mitterrand qui n’hésitait jamais à prendre un hélicoptère pour contempler les collines de Vézelay.
Idée stupide. A ce compte là, nous ne pourrions voter que pour un ancien coureur du tour de France, un VRP avec 400.000 km au compteur ou Jean-Luc Petitrenaud.
Chacun d’entre nous à toute légitimité pour incarner une façon d’être la France. Il n’y a pas les enracinés d’un côté et les transplantés de l’autre. Chacun connaît la France par son expérience (données géographiques et biologiques) et par sa curiosité( rencontres, voyages, lectures). Il n’y a pas un encyclopédiste unique du terroir français. Et plutôt que les racines, moi j’ai toujours préféré les ailes. Le choix de l’avenir plutôt que le ressassement du passé.


